LE CYBERCARNET D'ANDRÉ




Mercredi 20 mai 2009

LE PORT DU VOILE ET DU FOULARD ISLAMIQUE

Par André Delage

Le port du foulard islamique.

Le port du voile et du foulard islamique symbole sous le couvert de la ferveur religieuse, de la soumission de la femme à l'homme devrait être interdit au Québec pour tout le personnel oeuvrant dans la fonction publique; y compris dans les écoles et les hôpitaux. Agir autrement va permettre d'ouvrir toute grande la porte aux intégristes musulmans pour qu'ils occupent éventuellement d'ici quelques années, des postes de dirigeants d'organismes et de ministres dans le gouvernement. La même interdiction devrait être appliquée par souci de justice, pour tous les signes religieux distinctifs des autres religions. Le secteur public doit demeurer laïc et neutre pour assurer sans aucune exception, l'égalité des femmes et des hommes. Il ne suffit pas seulement d'inscrire ce principe dans la Charte québécoise des droits et libertés et de dire que le problème est réglé. Cette égalité doit être bien visible partout. C'est une question de gros bon sens.

Autres opposants 

Le Conseil du statut de la femme du Québec et le Parti québécois ont bien raison de s'opposer au port de tout signe distinctif religieux pour tout le personnel oeuvrant dans la fonction publique au Québec.

En Iran et dans bien d'autres pays musulmans intégristes, il est interdit à toute femme de se promener en public sans porter un foulard pour cacher ses cheveux (ce serait selon ces extrémistes musulmans, une source de péché). Et cela, sous peine de sanctions des autorités iraniennes allant jusqu'à la prison. Par conséquent, le gouvernement du Québec actuel devrait avoir le courage de s'affirmer au nom des citoyens qu'il représente et devrait se tenir debout, en interdisant tout signe distinctif religieux pour tout le personnel à son service.

 



Mardi 5 mai 2009

IL FAUT RELIER PLUS RAPIDEMENT 

NATASHQUAN À BLANC-SABLON

 Par André Delage 

 

Le ministère des Transports du Québec doit entreprendre au cours des prochaines semaines le prolongement de la route 138 de Natashquan vers Kégaska sur la Basse-Côte-Nord.

Toutefois, le prolongement de la section entre Kégaska et Blanc-Sablon avance mais, à pas de tortue. La construction de cette route pourtant essentielle au développement de ce vaste territoire, devrait être réalisée beaucoup plus rapidement au lieu de s'étaler sur de nombreuses années. Une partie de l'argent reçu par le gouvernement du Québec du gouvernement fédéral, dans le cadre du programme des infrastructures pourrait très bien servir à accélérer le rythme de construction de cette importante voie de circulation. D'ailleurs, des tronçons de la 138 relient déjà entre eux certains villages nord-côtiers.

Le nouveau lieu routier permettrait aux 5 000 résidents des municipalités de La-Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, de Gros-Mécatina, de Saint-Augustin, de Bonne-Espérance et de Blanc-Sablon, d'être désenclavés et d'être enfin reliés au reste du Québec. Le prolongement rapide de la 138 donnerait aux nord-côtiens, la possibilité de diversifier leur économie en créant de l'emploi sur la Basse-Côte-Nord, un territoire qui en a bien besoin. Il serait aussi plus facile aux québécois des autres régions, de visiter l'île de Terre-Neuve à partir de Blanc-Sablon, puisqu'un traversier relie déjà les deux provinces. Ce qui favoriserait le développement d'un nouveau tourisme le long de la Basse-Côte-Nord, tout en améliorant sensiblement le niveau de vie de ses habitants.

 



Mardi 28 avril 2009

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OMAR KHADR DOIT ÊTRE RAPATRIÉ 

 

Par André Delage

 

Le premier ministre canadien, M. Stephen Harper, ne devrait pas contester la décision du juge Walter O’Reilly de la Cour fédérale qui vient de statuer que M. Harper a l’obligation de demander aux États-Unis, le rapatriement du jeune canadien Omar Khadr emprisonné à Guantanamo depuis plus de six ans. Ce dernier est en attente de son procès pour le meurtre d’un militaire américain, au cours d’un affrontement en 2002 en Afghanistan. Omar Khadr est le dernier ressortissant d’un pays occidental à être encore détenu à Guantanamo.

 

Le juge O’Reilly estime que le refus de M. Harper d’agir en ce sens viole la Charte canadienne des droits et libertés. Le jugement affirme de plus, que le Canada a contrevenu à ses obligations contenues dans la Convention internationale contre la torture. En laissant Omar Khadr croupir à Guantanamo, le gouvernement de M. Harper a été complice du mauvais traitement qui lui a été infligé soutient aussi le juge.

 

À la lumière de cette importante décision de la Cour fédérale, on peut se demander pourquoi le premier ministre Harper n’entreprend-t-il pas immédiatement des pourparlers avec le président américain, Barack Obama, pour se conformer à la décision du juge ? D’autant plus que la prison de Guantanamo doit fermer en 2010, suite aux directives de M.  Obama. Même si le jeune Khadr est rapatrié, rien n’empêche le ministère fédéral de la Justice de lui faire subir un nouveau procès au Canada en conformité et dans le respect de nos lois et des conventions internationales. Et ce, à partir des preuves que le gouvernement américain détient contre Omar Khadr.

 

M. Harper, a le devoir de montrer aux autres pays civilisés que le Canada n’est pas une république de bananes qui ne respecte aucune justice élémentaire et aucune convention internationale. L’absence de procès et la torture infligée à Omar Khadr ne doit pas servir de prétexte pour venger les autres canadiens morts au combat en Afghanistan. La vengeance ne rendra jamais la vie à ceux qui se sont engagés volontairement dans l’armée canadienne pour combattre les talibans et aider à reconstruire l’Afghanistan. Le Canada doit démontrer qu’il est non seulement un pays d’accueil, mais aussi un pays où la justice est égale pour tous ses citoyens sans exception, peu importe les circonstances et les crimes commis.

 

 



Mercredi 15 avril 2009

LA PERSÉCUTION DE MGR OUELLET

 

Par André Delage

Contrairement à ce qu’a récemment déclaré le cardinal Marc Ouellet, l’Église catholique n’est pas persécutée dans la société québécoise. Le Québec, ce n’est quand même pas la Corée du Nord. Monseigneur a beaucoup de difficulté à s’adapter aux réalités du 21e siècle et à suivre l’évolution constante et normale de la société. Son attitude réfractaire à tout changement et ultra-conservatrice est très mal perçue par beaucoup de catholiques et de chrétiens.

 

Pour être pris au sérieux quand il parle, Mgr Ouellet devrait arrêter d’avoir ce complexe de persécution. Il devrait faire preuve de souplesse, d’ouverture d’esprit et d’acceptation, face aux changements et aux gens qui ne pensent pas nécessairement comme lui. D’autres évêques et prêtres réagissent bien de cette façon. Le Québec n’est plus comme au temps de Duplessis.

 



Mercredi 25 mars 2009

PERTES DE LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT :

DES QUESTIONS IMPORTANTES À POSER AUX DIRIGEANTS

 

Par André Delage

 

 

 

Avec des pertes de près de 40 milliards en 2008, les dirigeants de la Caisse de dépôt et de placement du Québec seront appelés au cours des prochaines semaines, à témoigner devant une commission spéciale de l’Assemblée nationale. Cette dernière a pour but de faire la lumière sur cette gigantesque déconfiture, la pire en 43 ans d’existence de la Caisse.

 

La majorité des citoyens soucieux de connaître toute la vérité sur ce désastre financier espère bien que des questions cruciales vont être posées par les députés aux membres du conseil d’administration chargés de gérer et de faire fructifier l’argent des déposants. Ces questions sont les suivantes :

 

1.   Quelle était l’opinion du comité d’évaluation des risques au sein de l’institution AVANT que le conseil d’administration décide d’acheter du papier commercial (actifs provenant de prêteurs dans des secteurs tels que les hypothèques, les prêts automobiles et les cartes de crédit) ?

 

Ce que l’on sait, c’est que cette décision d’acheter du papier commercial a coûté jusqu’à maintenant 5,9 milliards à la Caisse, dont 4 milliards en 2008. Cette dernière détient 12,6 milliards de dollars de papier commercial. Les pertes sont donc loin d’être terminées notamment avec ces actifs contaminés.

 

2.   Pourquoi la Caisse a-t-elle décidé d’acheter du papier commercial alors qu’ailleurs, la majorité des institutions semblables à celle du Québec avait décidé de ne pas investir dans ce créneau très risqué ?

 

3.   Pourquoi le conseil d’administration a-t-il décidé malgré tout, d’acheter des actifs dans le papier commercial, alors que la majorité des grandes firmes de notation de crédit avait émis des réserves sur ces achats de titres et malgré le fait, que des mises en garde avaient aussi été faites BIEN AVANT par la Banque du Canada ?

 

 

4.   Pourquoi le sous-ministre québécois des Finances ne siègeait-t-il pas au sein du conseil d’administration, lorsque la décision d’investir dans l’achat de papier commercial a été prise ?

 

Pourtant, le Gouvernement du Québec est le principal déposant des sommes astronomiques (l’argent des cotisants à ses divers régimes) qui doivent être gérées par le conseil d’administration de la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Il aurait pourtant été normal qu’un représentant du Gouvernement (le sous-ministre des Finances) puisse surveiller les intérêts des cotisants et intervenir au besoin lorsqu’il y avait « péril en la demeure » ; c’est-à-dire, lorsqu’il y avait un risque de perdre des milliards de dollars dans un secteur d’investissement douteux comme le papier commercial.

 

5.   Jusqu’où sont allées les exigences de rentabilité édictées par le Gouvernement au moment de l’évaluation des risques au sein de la Caisse, compte tenu des bonis au rendement versés aux dirigeants, particulièrement au président du conseil d’administration ?

 

6.   Quelles sont les mesures qui seront prises par le nouveau conseil d’administration en vue d’éviter la répétition d’un tel désastre financier ?

 

Les Québecois vont devoir payer

 

Une chose est sûre : les mauvaix choix faits par le conseil d’administration de la caisse vont se faire sentir auprès de tous les québécois au cours des prochaines années. Pour permettre à la caisse de compenser ses lourdes pertes et de rencontrer ses obligations, les salariés peuvent s’attendre à une hausse éventuelle des cotisations de la Régie des rentes du Québec et de la Commission de la santé et de la sécurité du travail et d’autres organismes gouvernementaux similaires; à une hausse des cotisations pour l’immatriculation de leurs véhicules et pour obtenir leurs permis de conduire et à une hausse pour l’obtention d’autres permis. Bref, la liste des hausses de tarifs risque d’être très longue et très variée pour renflouer la Caisse. Les salariés et les contribuables de façon générale n’ont pas fini de payer pour ces erreurs de jugement des dirigeants de la Caisse, dirigeants bien rémunérés à même les deniers publics. Déjà le budget 2009 déposé récemment à l’Assemblée nationale fait état d’augmentations de tarifs gouvernementaux à partir de 2010 et 2011. 

 

À quand la vérification des états financiers et de la gestion de la Caisse de dépôt et de placement par le Vérificateur général du Québec ?

 

Il est évident qu’elle s’impose. La situation vécue en 2008 le prouve hors de tout doute.

 



Mercredi 31 décembre 2008

UN RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE

PENDANT ENVIRON TROIS ANS

 

Par André Delage

 

 

 

La récession économique qui s’est installée tant aux États-Unis, au Canada qu’ailleurs dans le monde devrait se poursuivre pendant environ trois ans, soit le temps nécessaire à ce que la situation se redresse. Au cours des premiers mois de 2009, des congédiements importants vont d’abord se manifester dans l’industrie automobile canadienne fortement concentrée en Ontario. General Motors et Chrysler bénéficiaires de généreux prêts consentis en décembre 2008 par les gouvernements fédéraux des États-Unis, du Canada et par le gouvernement provincial de l’Ontario doivent dans une première étape (c’était une des conditions à remplir pour obtenir l’aide urgente tant désirée) présenter d’ici d’ici le 31 mars prochain, un plan de restructuration viable destinée à assurer leur avenir à long terme. Pour le moment, Ford semble être en meilleure position financière et n’a pas encore demandé l’aide des gouvernements, contrairement à ce que plusieurs observateurs avaient prédit.

 

Congédiements massifs

 

Ce qui signifie qu’au cours des prochaines semaines, des usines de GM et Chrysler vont être fermées définitivement (beaucoup d’employés ne seront pas rappelés après le long congé des fêtes)  en dépit des vaines protestations du puissant Syndicat des travailleurs unis de l’automobile. En plus d’avoir des usines inutiles et trop coûteuses à faire fonctionner (la demande de véhicules ayant fortement diminuée au cours de 2008), les deux géants de l’automobile devront de plus gérer les changements d’habitudes d’achats des consommateurs et veiller à écouler d’énormes surplus d’automobiles invendues. Même la compagnie japonnaise Toyota qui a dépassé GM en 2008 en matière de ventes doit composer avec des pertes financières. Du jamais vu pour cette dernière depuis 1941.

 

Le secteur des produits forestiers

 

Dans le secteur des produits forestiers, la mise à jour est loin d’être terminée, puisque d’importants bouleversements s’y déroulent dans le cadre d’une conjoncture économique qui change quotidiennement et qui s’avère très difficile à prévoir. Le Québec, par exemple, a décidé de réduire sa possibilité annuelle de coupe (PAC) de 20% sur trois ans. Or, pour être compétitif, le secteur forestier a besoin d’un approvisionnement en bois régulier, suffisant et peu coûteux. De plus, autre facteur non négligeable : l’industrie de la construction tourne au ralenti aux États-Unis et les américains deviennent de plus en plus protectionnistes pour leurs industries (le nouveau président Barack Obama a même évoqué au cours de la dernière campagne électorale américaine, la possibilité de renégocier l’Accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada, accord qu’il juge trop avantageux pour son voisin du nord).  Enfin, les profits ne sont plus ce qu’ils ont déjà été dans le passé pour des actionnaires de plus en plus exigeants. Les usines québécoises de transformation du bois sont aux yeux de compagnies comme AbitibiBowater et Domtar encore trop nombreuses à produire en grosse quantité, alors que les ventes stagnent dans certains créneaux. Enfin, soulignons les changements survenus dans la demande de certains produits conventionnels et la présence accrue de compétiteurs offrant leurs produits à bas prix sur les marchés mondiaux.

 

Il faut donc s’attendre en 2009 à la poursuite d’une politique de rationalisation dans l’industrie du bois et de ses produits dérivés, rationalisation qui s’effectuera notamment en se débarrassant d’usines devenues au fil des années désuètes, moins performantes et évidemment moins rentables. Des centaines d’emplois vont donc disparaître dans plusieurs municipalités, comme cela s’est malheureusement produit en 2008, à Donnacona dans le comté de Portneuf et à Lebel-sur-Quévillon dans le nord du Québec. Les administrations municipales vont devoir s’habituer de plus en plus à fonctionner avec des revenus fonciers en forte diminution, du fait de la disparition un peu partout sur le territoire québécois, d’usines de produits forestiers.

 

L’industrie manufacturière

 

En ce qui a trait à l’industrie manufacturière, les analystes prévoient aussi une forte diminution des emplois dans ce secteur d’activité au cours des prochains mois. En effet, les institutions financières sont devenues plus exigeantes et plus prudentes dans l’étude des demandes d’avances de fonds et de prêts pour les entreprises qui veulent se développer. Et ce, malgré les garanties offertes et les appels à la collaboration formulés ces derniers mois par les gouvernements, en vue de diminuer les impacts importants qui vont inévitablement survenir dans le cadre de la présente récession mondiale.

 

Qui va survivre ?

 

Mais, tout n’est pas noir pour autant. Les firmes qui vont tirer leurs épingles du jeu au cours des trois prochaines années sont celles qui sont bien administrées et très peu endettées. C’est aussi vrai pour les compagnies qui ont su se moderniser et diversifier leurs activités en s’adaptant aux nouveaux besoins exprimés par leurs clients et les consommateurs. Bref, il ne faut pas désespérer, les nuages vont disparaître quand même assez tôt malgré les chambardements en cours.

 



Lundi 15 décembre 2008

 UNE MEILLEURE SURVEILLANCE S’IMPOSE LORS DE LA CONSTRUCTION DE SAUTS-DE-MOUTON AU QUÉBEC 

 

Par André Delage

 

 

 

Dans le cadre du Téléjournal de Radio-Canada, un reportage assez troublant a été diffusé il y a quelque temps. On y parlait d’un nouveau saut-de-mouton (faussement appelé viaduc ou pont à étagement) que le ministère des Transports du Québec a demandé de refaire à l’entrepreneur qu’il l’avait construit dans la région de l’Outaouais. Le saut-de-mouton en question présentait des vices de construction, suite à une inspection effectuée par les ingénieurs du ministère avant l’acceptation de la nouvelle structure. La supervision des travaux de bétonnage du tablier avait été faite par une firme privée d’ingénierie chargée de surveiller le chantier. Or, la coulée du tablier avait été effectuée en plusieurs étapes étalées sur plusieurs jours au lieu d'avoir été faite en une seule opération, ce qui rendait le tablier moins rigide et donc plus vulnérable.

 

En voyant ce saut-de-mouton bâclé qui a été reconstruit aux frais de l’entrepreneur, les contribuables québécois sont en droit de se demander avec raison, combien de sauts-de-mouton similaires ont été acceptés par des ingénieurs irresponsables. Peu importe les conséquences pour les utilisateurs.

 

Laxisme

 

La Commission d’enquête Johnson (du nom de son président Pierre-Marc Johnson) mise sur pied après l’effrondrement du saut-de-mouton du boulevard de La Concorde dans la ville de Laval a clairement démontré à la lumière des nombreux témoignages entendus, le laxisme qui prévaut malheureusement encore dans cet important secteur d’activité. Pourtant, des vies sont en jeu et de nombreuses familles sont durement éprouvées lors d’accidents de ce genre, accidents qui auraient sûrement pu être évités si le gouvernement avait effectué une meilleure surveillance des travaux au moment de la construction de ces sauts-de-mouton.



Vendredi 28 novembre 2008

RESTRUCTURATION INÉVITABLE

DANS LE SECTEUR DE L’AUTOMOBILE

 

Par André Delage

                        

                       

General Motors, Chrysler et Ford menacés de faillite à court terme doivent soumettre au congrès américain d’ici le 2 décembre 2008, un plan « viable et responsable » pour espérer obtenir une aide financière urgente de 25 milliards de dollars qu’ils réclament pour survivre.

 

Selon le président et directeur général de General Motors, Rick Wagoner, l’effrondrement de l’industrie automobile pourrait provoquer jusqu’à trois millions de pertes d’emplois en un an tant au Canada qu’aux Etats-Unis. Les effets se feront aussi sentir dans d’autres pays où ces compagnies sont aussi représentées.

 

Fusions à venir

 

Or, même si les trois grands constructeurs de l’industrie automobile américaine réussissent à convaincre les sénateurs de leur accorder l’aide financière tant désirée, il n’est pas certain qu’ils puissent continuer à fonctionner en trois grandes entités distinctes tout en conservant leurs structures actuelles.

 

En effet, General Motors, Chrysler et Ford devront s’attaquer à une vaste réforme, en vue de modifier rapidement leurs chaînes de montage pour leur permettre de construire de plus petits véhicules moins énergivores et moins polluants. On peut déjà penser que des fusions interviendront pour leur permettre d’avoir plus de liquidité financière pour procéder aux changements qui s’imposent de toute urgence dans leurs usines qui deviennent de moins en moins rentables et compétitives.

 

D’autant plus que les trois grandes entreprises américaines de l’automobile enregistrent depuis le début de 2008, une importante diminution de 15 à 20% de leurs ventes. Mais, précisons-le, ce phénomène n’est pas unique à l’Amérique du Nord. Ce qui a pour conséquence que ces constructeurs se retrouvent présentement avec des milliers de véhicules invendus qui « dorment » sur d’immenses terrains, faute de demandes des concessionnaires et par ricochet, d’acheteurs qui doivent maintenant choisir où ils vont mettre leurs priorités pour diminuer leur fort taux d’endettement et leurs dépenses.

 

Les fournisseurs de pièces sont aussi menacés directement tant au Canada qu’aux États-Unis, face à une demande décroissante d’approvisionnement des constructeurs, demande qui les force à fermer et à mettre au chômage des milliers de travailleurs. C’est le cas des usines de fabrication de pièces de la compagnie Magna International en Ontario.

 

Enfin, les avantages sociaux généreux consentis aux employés (le taux horaire moyen dans ce secteur est de 71 $) de General Motors, Ford et Chrysler pendant des années , au fil des négociations avec les syndicats, pèsent très lourd dans leurs bilans négatifs trimestriels actuels et hypothèquent sérieusement leur avenir. De sorte que bien des observateurs se demandent de plus en plus, combien de temps encore ces compagnies vont-elles pouvoir continuer de payer des avantages sociaux demesurés à leurs employés, en regard de la récession actuelle. Les années de vaches grasses semblent bel et bien terminées pour les grands constructeurs de l’industrie automobile nord-américaine.

 

L’avenir

 

Même si le coût du baril de pétrole a fortement diminué sur le marché international depuis quelques semaines, la diminution temporaire du coût de l’essence au Québec et ailleurs ne retardera pas les changements majeurs et importants qui devront être instaurés inévitablement au cours des prochains mois. Dans cette optique, les règles de gouvernance des compagnies vont être revues en profondeur et dorénavant bien encadrées par les gouvernements; y compris les primes de départ (les fameux parachutes dorés) et les salaires faramineux que se votent les dirigeants des conseils d’administration des grosses compagnies. Et cela, au détriment des contribuables qui doivent maintenant payer chèrement par le biais de leurs impôts et taxes, les erreurs de jugement faites par des administrateurs sans scrupules et, dont le seul but recherché est leur enrichissement personnel. C’est ce prix que tous les pays et particulièrement les nations sous-développées devront malheureusement payer bien malgré eux, puisque l’ensemble de l’économie mondiale risque de s’effondrer si rien n’est fait pour corriger rapidement une situation devenue catastrophique. La facture finale risque donc d’être salée et dure à avaler pour les contribuables.



Mardi 18 novembre 2008

LA FERMETURE D’ENTREPRISES

FAIT PARTIE DU CAPITALISME

 

Par André Delage

 

 Donnacona - Dernière journée de travail à l'usine d'Abitibi-Bowater

 

La compagnie Abitibi Bowater a confirmé la fermeture définitive de son usine de fabrication de papier d'impression commerciale à Donnacona dans le comté de Portneuf au Québec. Ses activités étaient interrompues depuis la fin de janvier 2008. C’est le triste reflet de ce qui se passe malheureusement avec la mondialisation des marchés et une compétition de plus en plus féroce entre les compagnies.

 

Quant une entreprise n’est plus rentable, on la réorganise ou on la ferme tout simplement. C’est l’élément clé à la base du système capitalisme. À plus forte raison quand la demande pour le produit fabriqué a fortement diminuée ou quand le créneau exploité fait l’objet d’une surproduction. Comme ces entreprises privées ne sont des organismes publics d’assistance sociale et d’assurance emploi, faut-il alors se surprendre d’une fermeture comme celle de Donnacona ? Aucune entreprise privée ne peut fonctionner sans faire de profits au risque d’y laisser sa peau. Ignorer ce principe élémentaire du capitalisme, c’est faire preuve d’ignorance .

 

Un phénomène qui se répète ailleurs

 

Ce principe est universel et même les grandes entreprises n’y échappent pas. Que l’on pense à Bell, Nortel, General Motors ou à la banque américaine Citigroup.  La rentabilité d’une entreprise ou d’une institution financière fait l’objet d’analyses quotidiennes de la part de ses administrateurs et les résultats de ces analyses leur dictent bien malgré eux, les mesures à prendre à court et à long terme. Le premier secteur coupé dans une compagnie est évidemment les ressources humaines. C’est souvent une question de survie ou de faillite pour des centaines d’entreprises. Et le Québec n’échappe malheureusement pas à cette logique implacable. Les exemples sont là pour le démontrer.

 



Dimanche 9 novembre 2008

LA CHEF DU PARTI QUÉBÉCOIS N’A

PAS À CHANGER SON APPARENCE

 

Par André Delage

 

 

 

La chef du Parti québécois, madame Pauline Marois, n’a pas à changer son apparence pour plaire aux électeurs dans le cadre de la campagne électorale 2008.

 

Et cela, même si elle habite une grande résidence sur l’Île Bizard en banlieue de Montréal et que ses revenus lui permettent de bien se vêtir et de porter de beaux bijoux. Les « faiseurs d’images » dans son entourage la conseillent mal en lui suggérant de s’habiller autrement qu’elle le ferait normalement en fonction de ses goûts et de sa personnalité.

 

Demeurer soi-même

 

Bien au contraire, elle devrait demeurer elle-même, continuer à être très chaleureuse dans ses contacts avec la population et ne surtout pas s’occuper de ses opposants qui cherchent à la dénigrer en portant de faux jugements sur son allure. Cette propension qu’ont certaines personnes tant chez les hommes que chez les femmes, à en vouloir aux autres au sujet de leur niveau de vie et à propos de leur fortune personnelle m’incite à me poser la question suivante : doit-elle cacher sa richesse pour être mieux acceptée par les autres? Certainement pas. Elle devrait continuer à s’habiller et à vivre comme elle le faisait avant le début de la période électorale et, ne surtout pas chercher à s’excuser pour sa richesse. Car, être  bien nantie, est-ce vraiment un handicap ? Il y aura toujours des jaloux qui se sentent infériorisés face à ceux qui ont bien réussi dans la vie.

 

Le plus important, c’est de parvenir à s’épanouir en fonction de sa personnalité et de ses goûts, tout en respectant ses limites et ses contraintes.  



Mardi 21 octobre 2008

L’ARMÉE CANADIENNE DOIT ÊTRE

PRÉSENTE EN AFGHANISTAN

 

Par André Delage

 

 

 

Plusieurs québécois remettent en doute la pertinence de la présence de l’armée canadienne en Afghanistan. Or, environ 35 000 militaires de 37 pays sont déployés dans ce pays, notamment au sein de 25 équipes provinciales de reconstruction (EPR). Les Forces canadiennes en Afghanistan opèrent sous l'égide de l'OTAN (l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord).

 

Multiples raisons

 

Les raisons  pour participer à cette mission de pacification et de reconstruction en Afghanistan sont à la fois multiples et essentielles:

 

- Empêcher les talibans de se servir de l’Afghanistan pour établir une vaste base d’entraînement de kamikazes et de commandos, dans le but d’aller commettre des attentats terroristes dans tous les pays démocratiques de la planète, y compris au Canada;

 

- Freiner les talibans dans leur tentative d’expansion de leur pouvoir dans des pays voisins comme le Pakistan détenteur de la bombe atomique, arme qui pourrait ultimement tomber entre les mains des extrémistes et menacer la sécurité des pays occidentaux; 

 

- Assurer la démocratie, la stabilité et le développement  de l’Afghanistan, un pays ravagé par la guerre depuis plus de 25 ans;

 

- Permettre aux afghanes de s’instruire. Ce qui était interdit sous le règne des talibans, ces intégristes extrémistes ultra-conservateurs, proches d’Al Quaida qui avaient pris le pouvoir par la force;

 

- Permettre aux femmes de participer au processus démocratique de leur pays, en se faisant élire dans le gouvernement comme tous les autres afghans. Ce qui était  aussi interdit sous les talibans, puisque la femme était considérée comme inférieure à l’homme;

 

- Instaurer des tribunaux civils pour établir un état de droits, plutôt qu’une justice arbitraire comme celle rendue sous les talibans;

 

- Permettre la venue d’aide humanitaire étrangère pour améliorer les conditions de vie dans les hôpitaux, les écoles et les autres organismes publics et privés afghans;

 

- Permettre aux citoyens d’avoir accès à des formes de divertissements interdites sous le règne des talibans comme celle d’aller voir un film dans un cinéma, faire voler un cerf-volant, exécuter diverses activités artistiques, etc. ;

 

Pour toutes ces raisons, la présence canadienne en Afghanistan est primordiale et essentielle pour assurer la démocratisation de ce pays, sa sécurité et celle des autres pays démocratiques.

 

La seule question discutable

 

La seule question que le gouvernement et les partis d’opposition doivent discuter à Ottawa est celle du choix de la date pour le retour définitif des troupes canadiennes installées en Afghanistan. Car, la mission canadienne ne doit pas s’éterniser.

 

L’armée afghanne doit être bien formée pour repousser les talibans.  Elle doit nécessairement prendre la relève le plus rapidement possible, pour remplacer tous les soldats étrangers installés sur son territoire. 

 

 

 

 

 



Lundi 8 septembre 2008

MICHEL VASTEL AURAIT PU

VIVRE PLUS LONGTEMPS

 

Par André Delage

 

 

Le journaliste d’origine française, Michel Vastel, installé au Québec depuis plusieurs années aimait fumer et prendre un coup. C’était aussi un enfant terrible, un être excessif qui aimait piquer une crise de temps à autre. Quand ce n’était pas à son goût dans l’avion des chefs dans les campagnes électorales, pendant des voyages à l’étranger et même au restaurant. Mais, comme il y a toujours deux côtés à une médaille, c’était aussi un bon journaliste polyvalent.

 

Mourir à 68 ans

 

Il aurait pu vivre beaucoup plus longtemps et en santé. Et non pas s’éteindre subitement à 68 ans à la fin d’août 2008, victime d’un cancer de la gorge. La cause: son choix de continuer à fumer malgré les dangers évidents de la cigarette. Faut-il alors se surprendre qu’il soit mort ainsi ? Surtout, quand une personne informée comme lui décide (il était bien placé pour en connaître les dangers) d’en faire à sa tête peu importe les avis des médecins spécialistes.

 

Un choix de vie ou…de mort

 

Il est difficile de comprendre que l’on puisse choisir de mourir d’un cancer (ce n’est pas une mort douce et souhaitable pour personne), alors que la majorité des gens désire vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Encore, faut-il prendre les moyens pour parvenir à cet objectif. L’attitude de Michel Vastel a été irresponsable, surtout quand on désire voir grandir ses trois enfants le plus longtemps possible en compagnie de sa femme. Curieux choix qui démontre qu’il ne tenait pas vraiment à la vie en continuant à fumer pendant de nombreuses années. Il en a payé chèrement le prix face à une mort prévisible. Dire qu’il pensait qu’il aurait une retraite paisible en cultivant son vignoble à Saint-Armand dans les Cantons de l’Est. René Lévesque, journaliste et ancien premier ministre du Québec décédé subitement d’une crise cardiaque, avait à peu près le même âge que Michel Vastel. C’était aussi un grand fumeur têtu.



Vendredi 23 mai 2008

LA CAFÉINE PEUT CRÉER UNE DÉPENDANCE

COMME TOUTE AUTRE DROGUE

 

Par André Delage

 

 

 

Chaque année, des millions de litres de café sont consommés à travers le monde à tout moment de la journée. Cette pratique quotidienne d’avoir toujours besoin de sa dose de caféine pour fonctionner adéquatement est intéressante à analyser sous plusieurs aspects.

 

La caféine étant un alcaloïde stimulant qui agit à la fois sur le cerveau, le coeur et d’autres parties du corps, il peut se créer progressivement une dépendance intimement liée à la fréquence d’ingurgitation quotidienne. En plus du café et du thé, la caféine est aussi présente dans les colas (Coke, Pepsi, etc.) ainsi que dans les boissons dites « énergisantes » tels que la Red Bull, la Dark Dog, la Shark, etc.  

 

La caféine peut devenir une drogue

 

Comme toute autre drogue, la caféine créé un phénomène d’accoutumance qui oblige les personnes qui en consomment beaucoup (plus de cinq tasses de café par jour) à absorber des quantités de plus en plus importantes pour obtenir le même effet stimulant. Si un consommateur régulier de caféine en est brusquement privé pendant quelque temps, il peut présenter des symptômes de sevrage, tels que fatigue, céphalées et irritabilité, dûs à une dépendance physique et psychique. Au niveau du cœur, un excès de caféine excite le myocarde et peut provoquer des palpitations. La caféine agit aussi directement sur les cellules au niveau de la chimie cellulaire. Les effets nocifs sont donc nombreux.

 

 Interdite dans les sports de compétition

 

Comme elle peut à court terme accroître les performances athlétiques, la caféine a été introduite dans la liste des médicaments interdits pour les sports de compétition.

 

Des substituts intéressants

 

Pour contrer ce problème de dépendance, il existe aujourd’hui fort heureusement, des thés et cafés sans caféine. On peut même boire du thé vert décaféiné, ce qui est excellent pour la santé, puisque ce dernier a notamment la propriété de prévenir plusieurs formes de cancer. Des tisanes aromatisées peuvent aussi remplacer le thé et le café et constituent des choix judicieux.

 

 



Jeudi 1 mai 2008

POURQUOI J’AI DÉCIDÉ D’ÉCRIRE MES BLOGUES ?

 

Par André Delage

 

 

 

J’ai décidé d’écrire mes blogues pour m’assurer que mes textes seront publiés quand et où je le souhaite, sans demander de permission à personne sur le choix du ou des sujets que je désire traiter.

 

L’avantage de publier ses blogues sur internet, c’est donc de ne plus dépendre du bon vouloir des responsables de l’opinion des lecteurs dans les journaux, revues, etc. et de contrôler parfaitement la diffusion de son texte.

 

Le rédacteur d’un blogue est assuré de plus, qu’il n’y aura aucune coupure de son article faute d’espace ou pour toute autre raison. Bref, les avantages sont multiples et Internet a permis d’ouvrir une nouvelle voie de diffusion en supprimant bien des obstacles pour tous les rédacteurs. Enfin, soulignons-le, la diffusion d’informations véridiques et vérifiables donne immanquablement de la crédibilité aux rédacteurs sérieux. Les commentaires des lecteurs peuvent même être ajoutés à la fin des articles qui les intéressent. Ce qui permet aux auteurs de les enrichir éventuellement.

 

C’est un moyen de communication complet grâce à la diversité des opinions exprimées sans censure, à l’exception de la Chine et de certains autres pays totalitaires comme la Corée du Nord qui ne respectent pas encore la liberté de presse et la libre circulation des idées sur le réseau Internet.

 



Lundi 14 avril 2008

UN CHIEN OU UN CHAT,

CE N’EST PAS UN ÊTRE HUMAIN

 

Par André Delage

 

 

Plusieurs personnes considèrent leurs animaux domestiques comme des êtres humains. L’hiver, ils les habillent avec un manteau et des bottines et l’été, ils les prennent dans leurs bras (comme si ces derniers ne pouvaient pas marcher sur leurs quatre pattes) ou les transportent dans une poussette comme des bébés. Bref, ils traitent leurs animaux favoris comme si c’étaient leurs enfants et sans faire la différence qui s’impose.

 

Sophie souffrirait d’anxiété

 

L’animatrice de télévision américaine, Oprah Winfrey qui possède une femelle épagneule prénommée «Sophie» avait même affirmé à un entraîneur canin au cours d’une de ses émissions que sa «Sophie» souffrait d’anxiété. Et l’entraîneur de répondre à Mme Winfrey  avec un grand sourire, qu’il est inconcevable que des propriétaires de chiens ou de chats considèrent encore aujourd’hui, leurs animaux favoris comme des êtres humains. « En effet, avait-il dit, des gens s’imaginent qu’un chien ou un chat a le même cerveau qu’un humain, qu’ils raisonnent ou possèdent les mêmes sentiments». Bref, ils leur attribuent des qualités qu’ils n’ont tout simplement pas.

 

Sacrifier son amoureux plutôt que son chien

 

Et  le jugement  de certaines personnes va encore plus loin. Un jour, un animateur demande à la chanteuse québécoise, Michèle Richard, «vous départiriez-vous de votre chien (prénommé Max) si vous aviez à choisir entre votre amoureux et votre chien» ? Et celle-ci de répondre avec le plus grand sérieux : « je préfèrerais sacrifier mon amoureux plutôt que mon chien ».

 

Et cette dame qui préférait donner le meilleur fauteuil à son chat plutôt que de le céder à un de ses amis venu la visiter. Sans oublier la fête organisée pour l’anniversaire de minou ou de pitou. Avec des cadeaux en plus. Comme le dit si bien l’adage « si le ridicule tuait, on ne pourrait compter tous les morts, tellement il y en aurait ».

 

Au point de vue psychologique

 

Au point de vue psychologique, cette façon qu’ont certains humains de concevoir leurs relations avec leurs animaux favoris, démontre que dans leurs têtes, tout est mêlé. Ils donnent préséance aux animaux plutôt qu’aux humains. Pour certains, le chat ou le chien qu’ils possèdent remplacent l’enfant qu’ils n’ont pas eu et qu’ils auraient voulu avoir. Ils transposent donc tout leur amour sur leur animal favori. L’humain lui passe au second plan. Dans beaucoup des couples, le chat ou le chien a même priorité sur le conjoint ou la conjointe. Certains vont jusqu’à se priver de sortir ou d’aller voir des parents ou des amis à l’extérieur de leur ville, par crainte que leur animal favori meurt de faim ou de soif, même s’ils leur donnent tout ce qu’il pourrait avoir besoin. Tous leurs déplacements sont extrêmement conditionnés par les animaux qu’ils possèdent. Ils éprouvent du remord et de l’anxiété lorsqu’ils les quittent pour quelques jours.

 

Se poser des questions

 

Quand on est rendu à ce stade dans ses communications avec les autres êtres humains dans la société, il est grandement temps de se poser des questions sur son propre comportement et ses réactions irréalistes et parfois maladives face à un chat ou un chien.

 

Si on désire replacer dans la réalité ses relations avec ses semblables, il est grand temps d’aller consulter un pychologue ou un thérapeute spécialisé dans les comportements maladifs avec les animaux.  Car en définitive, le cerveau d’un être humain ne pourra jamais se comparer à celui d’un chat ou d’un chien, si intelligent soient-ils. Notre comportement  face à un animal de compagnie permet à coup sûr de déterminer sans risque d’erreur, l’échelle des valeurs qu’ont certaines personnes dans la société. C’est fondamental et ça ne trompe pas sur leur personnalité.



Vendredi 4 avril 2008

LA DÉMOCRATIE VIENDRA TÔT OU TARD EN CHINE

 

Par André Delage

 

 

 

Le dissident chinois Hu Jian a été condamné au début d’avril 2008 à trois ans et demi de prison par un tribunal chinois pour « incitation à la subversion contre la puissance étatique » . Le tribunal a basé ses accusations sur des articles publiés sur un site internet en langue chinoise à l’étranger et sur des entrevues accordées à la presse étrangère dans lesquelles Hu Jian critiquait le gouvernement de son pays en ce qui a trait aux droits de l’homme. Ces droits sont quotidiennement bafoués par la parti communiste au pouvoir qui n’a jamais été élu démocratiquement par la majorité des chinois. Il s’agit de la deuxième condamnation à la prison d’un opposant chinois en 10 jours, après celle de Yang Chumlin qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan « nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques ».

 

Des tribunaux manipulés

 

Force est de constater que ces condamnations sont destinées à servir d’exemples. C’est une autre preuve sans équivoque que les tribunaux chinois ne sont pas indépendants des politiciens qui dirigent actuellement la Chine. Les politiciens en place dans le gouvernement exercent à la fois les rôles de ministre de la Justice, de juge et de policier qui se chargent de préserver leurs droits et privilèges, quelque soit les méthodes employées pour arriver à leurs fins. En étouffant de manière arbitraire toute contestation légitime au sein de la population, ils s’assurent de garder le pouvoir entre eux et de se distribuer les sièges dans le gouvernement actuel de la Chine. Aucun des dirigeants du parti communiste chinois n’est intéressé à redevenir un simple citoyen selon les règles fondamentales d’élections démocratiques. Pour y arriver, il leur faut le contrôle total de l’armée. Les généraux ont donc tous été nommés à des postes dans le gouvernement avec de généreux salaires et des cadeaux. Le raisonnement des dirigeants chinois se résume à ceci: nous prendrons tous les moyens même illégaux s’il le faut, pour contrôler la libre circulation de l’information pour garder le pouvoir le plus longtemps possible et nous mettrons en prison tous ceux qui veulent contester notre pouvoir dictatorial. D’ailleurs, les dirigeants chinois n’ont jamais eu le courage de se présenter à une élection démocratique, parce qu’ils savent très bien qu’ils perdraient le pouvoir. Ce sont des lâches.

 

La Chine a annexé de force le Tibet en 1950 et elle a écrasé avec son imposante armée, une récente rébellion du peuple tibétain. Ce dernier aspire à la préservation de son identité culturelle, une revendication tout à fait légitime et compréhensible dans les circonstances actuelles. En effet, le peuple tibétain risque d’être bientôt noyé par l’arrivée massive de milliers de chinois sur son ancien territoire.

 

Tous les pays doivent être présents

 

Les Jeux olympiques octroyés à la Chine ne doivent pas être boycottés par les pays participants. Bien au contraire : les Jeux pourraient être le départ d’une remise en question du contrôle de l’information par l’armée et le gouvernement chinois. En s’ouvrant au monde extérieur, les dirigeants de ce pays vont devoir se rendre compte bien malgré eux, qu’ils font bande à part par rapport aux autres pays démocratiques. C’est aux représentants des pays participants aux Jeux qu’ils incombent de le rappeler régulièrement au gouvernement chinois. Ce dernier a beau vouloir contrôler toute l’information dans le pays, les journalistes pourront écrire ce qu’ils veulent en revenant chez eux après les Jeux. De plus, les citoyens chinois vont avoir l’occasion de côtoyer beaucoup d’athlètes et d’organisations sportives et voir ainsi l’autre côté du discours officiel de leurs dirigeants. Ce contexte ne peut qu’aider les humbles citoyens chinois à trouver un jour prochain, le bonheur de dire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, sans risquer d’encourir des peines d’emprisonnement et la torture, parce qu’ils osent critiquer et remettre en question les décisions de leur gouvernement totalitaire et corrompu à tous les échelons.



Jeudi 28 février 2008

DES SENTENCES PLUS SÉVÈRES POUR LES PÉDOPHILES

 

Par André Delage

 

 

 

Les sentences imposées aux pédophiles, ces voleurs d’enfance, devraient être exemplaires au Québec. Actuellement, les peines infligées sont complètement ridicules. Quarante-cinq jours de prison dans certains cas, dans d'autres 22 mois. Tout ça à la suite d'une première accusation. Pour affronter ces esprits tordus pour qui tous les subterfuges sont permis pour assouvir leurs bas instincts,  les ministères fédéral et provincial de la justice devraient rapidement coordonner leurs efforts pour durcir les sanctions envers les pédophiles. En plus de les obliger à suivre un programme de traitements donnés par des psychologues et des psychiatres pour corriger leur déviation, les noms des pédophiles reconnus coupables devraient apparaître systématiquement dès leur première condamnation, sur la liste permanente des délinquants sexuels à contrôler.

 

Les réseaux internationaux de pédophiles qui utilisent de plus en plus Internet pour s’échanger des fichiers démontrent aussi qu’il est urgent de resserrer l’étau pour les arrêter, en collaboration avec Interpol et les forces policières à travers le monde. Le Québec aurait d’ailleurs intérêt à comparer les sentences rendues dans d’autres pays comme les Etats-Unis, pour enrayer ce genre de crimes crapuleux. Les séquelles permanentes qui demeurent sur les enfants abusés par ces pervers et lâches ne doivent pas être pris à la légère par les juges et surtout par les politiciens qui votent les lois à faire appliquer.



Lundi 28 janvier 2008

L’URGENCE DE RÉFORMER L’ÉGLISE CATHOLIQUE

 

Par André Delage

 

 

L’Église catholique doit s’adapter aux réalités du 21e siècle. Pour y arriver, elle doit appliquer des réformes importantes qui répondent mieux aux besoins des personnes. La fermeture et la vente de dizaines d’églises depuis quelques années au Québec démontre clairement le peu d’intérêt que peut avoir la jeunesse et les baby-boomers envers la pratique religieuse. S’il y a moins de fidèles dans les églises du Québec et presqu’aucun renouvellement des prêtres dans les diocèses (un bon pourcentage de ceux-ci est très âgé et est proche de la retraite), c’est qu’il existe un véritable problème de communication et de perception au sein de la population.

 

Tous les spécialistes s’entendent pour dire que les importantes réformes nécessaires dans l’Église catholique ne pourront être faites sous l’autorité du pape actuel, Benoît XV1. Celui-ci contrairement au pape Jean XX111 ne mettra jamais en application quelque changement que ce soit. Comme ancien directeur du Service pour la protection de la doctrine catholique dans le gouvernement de l’Église, Benoît XV1 est considéré par tous les observateurs au Vatican comme un traditionnel ultra-conservateur. Plus précisément, Benoît XV1 est un pape de transition, sans plus. Il n’initiera aucun changement important.

 

Les réformes souhaitables

 

Au chapitre de ces réformes urgentes et nécessaires que Benoît XV1 ignore volontairement, il y a les suivantes :

 

- Permettre le mariage des prêtres catholiques actuels et pour ceux qui veulent le devenir;

 

- Permettre l’ordination des femmes. Actuellement beaucoup de femmes intéressées à devenir prêtres dans l’Église catholique ne le peuvent pas, parce que Benoît XV1 ne croit pas à l’égalité des hommes et des femmes dans le sacerdoce;

 

- Permettre aux diacres et aux animateurs de pastorale hommes et femmes des paroisses, d’avoir les mêmes pouvoirs que les prêtres; et ce, après que ces personnes auront suivies une formation adéquate pour dire la messe, entendre les confessions, baptiser, confirmer, etc. Ces façons de procéder sont répétitives et semblables au sein de l’Église catholique. Un comité de sélection devrait au préalable examiner chacune des candidatures pour éliminer les homosexuels, les pédophiles et toute personne ayant un dossier judiciaire. La formation universitaire actuelle exigée des futurs candidats à la prêtrise est trop longue, inutile et décourage plusieurs aspirants. Actuellement, des animatrices de pastorale prononcent des homélies aussi valables que bien des prêtres. Mais, elles n’ont pas les mêmes pouvoirs que ces derniers.

 

- Permettre l’avortement dans certains cas spécifiques comme les agressions, les viols et les situations où il y a un danger pour les mères porteuses;

 

- Favoriser l’utilisation du préservatif dans les pays où il y a propagation, voire une épidémie de sida comme sur le continent africain. Continuer comme Benoît XV1 à promulguer que l’abstinence va résoudre tous les problèmes du sida, c’est faire preuve d’une grande irresponsabilité face aux réalités vécues dans plusieurs pays, surtout quand on n’est pas directeur d’un programme d’hygiène publique et qu'on est à 100 000 lieux de ces préoccupations bien terre à terre.

 

Par ailleurs, lorsque le cardinal archevêque du diocèse de Québec, Mgr Marc Ouellet, organise un synode diocésain et qu’il cherche uniquement des nouvelles méthodes pour évangéliser les gens (comme dans le temps des premiers missionnaires en Amérique du Nord qui prêchaient l’évangile aux Amérindiens dans le but de les convertir au christianisme), il fait fausse route. On peut d’ailleurs s’interroger sur le choix de la démarche qu’il a adoptée. Au lieu d’organiser un sondage dans toutes les paroisses de la région de Québec pour connaître l’opinion des gens sur les réformes souhaitées dans l’Église catholique et de les soumettre à son grand ami et patron, Benoît XV1, Mgr Ouellet a plutôt décidé d’organiser un synode bien encadré pour éviter tout débat sur les véritables problèmes que vit aujourd'hui l'Église catholique.

 

Des églises régionales

 

Nul besoin d’être un prophète dans son pays pour affirmer que d’ici quelques années, il y aura dans la région de Québec et ailleurs dans la province, des églises non plus paroissiales mais plutôt régionales. Mgr Ouellet par son attitude traditionnelle, intransigeante et ultra-conservatrice est condamné à gérer la décroissance des églises du diocèse de Québec. Tout comme les évêques dans les autres diocèses qui sont maintenant obligés de faire venir notamment d’Amérique du sud, des jeunes prêtres en renfort pour s’occuper des paroisses québécoises qui n’ont plus de pasteurs. Quand tous les fidèles à têtes grises auront disparus dans les églises catholiques au Québec, on devra inévitablement les démolir ou leur trouver une nouvelle vocation, faute d’avoir été à l’écoute des préoccupations réelles de la population.



Dimanche 13 janvier 2008

LE CHOIX DU RISQUE

 

Par André Delage

 

 

Lorsqu'une personne décide de s'engager dans l'armée, elle doit être bien consciente des dangers physiques et mentaux auxquels elle s'expose. Les soldats canadiens qui partent pour l'Afghanistan par exemple, doivent assumer leur choix de carrière et s'attendre à mourir ou à revenir possiblement avec un membre en moins ou des traumatismes reliés au stress comme de l'anxiété ou une dépression. L'argument selon lequel ils sont allés défendre leur pays ou qu'il ont fait leur devoir ne tient pas la route.

 

Autre risque

 

Ce choix du risque s'applique aussi aux personnes qui s'installent dans des zones considérées comme inondables. Lorsqu'il se produit au Québec une inondation le long d'une rivière comme celle de La Chaudière dans la Beauce, il n'y a aucune sympathie à manifester pour les résidents concernés par ces désastres, puisqu'ils savent très bien que les compagnies d'assurances n'acceptent pas de couvrir ce genre de risques.C'est leur décision personnelle de rester au même endroit et ils doivent vivre avec les conséquences de leur choix. C'est pourquoi, le gouvernement du Québec et les municipalités appelées à les indemniser ne devraient leur fournir aucune aide financière ou matérielle, puisqu'ils ont choisi de vivre ce genre de problème récurrent en toute connaissance de cause, au lieu de s'installer dans des lieux plus sécuritaires.

 



Lundi 17 décembre 2007

LE DOPAGE DANS LE SPORT

 

Par André Delage

 

 

Les nombreux cas de dopage dans plusieurs sports (cyclisme, baseball, natation, haltérophilie, athlétisme, etc.) publiés depuis quelque temps dans les médias nous incitent à nous demander : qui sont les vrais athlètes qui ne prennent aucune substance interdite et qui honnêtement peuvent monter sur des podiums dans le cadre des Jeux olympiques ou d’autres compétitions? Même Pierre de Coubertin, le rénovateur des Jeux olympiques, serait bien embarrassé pour répondre à cette question.

 

En raison du nombre de nouveaux stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance qui deviennent de plus en plus difficiles à détecter dans le sang de ces tricheurs, les échantillonnages de l’Agence mondiale antidopage devront être plus fréquents et s’effectuer inopinément juste avant et pendant toutes les compétitions internationales.

 

Quoi qu'on dise, ces drogués nuisent énormément aux autres participants qui s’affrontent honnêtement dans leur discipline, alors que c’est devenu presqu’une mode de se servir de substances illicites pour accroître des performances qui ne sont pas naturelles. Et, quel bel exemple à donner aux jeunes sportifs qui s'identifient à ces tricheurs pour en faire leurs idoles et leurs modèles. Font-ils vraiment la différence entre des compétiteurs honnêtes et malhonnêtes? Malheureusement non, à moins que les parents interviennent pour bien expliquer à leurs enfants le côté tordu de certains de leurs idoles. Si les parents n’interviennent pas, les jeunes sportifs penseront que pour être les meilleurs et pour arriver sur un podium, il faut inévitablement se doper.

 

Quant aux raisons qui motivent les faux athlètes à toujours performer davantage pour devenir des gagnants, il y a bien sûr en premier lieu, la gloire qu’ils récoltent et surtout les sommes d’argent importantes et les nombreux avantages matériels reliés aux commandites des compagnies qui les supportent. Ces dernières veulent s’afficher avec des gagnants et ferment les yeux même si des allégations de dopage  planent sur leurs poulains. D’où l’importance que l’Agence mondiale antidopage dont le siège social est à Montréal, publie le plus rapidement possible dès qu’ils sont détectés, les noms et les commanditaires des drogués qu’elle démasque. Ce qui intéressera beaucoup le public et certainement moins les compagnies qui y verront davantage un danger pour leur rentabilité du fait d’avoir leur nom relié à de faux sportifs menteurs et tricheurs.


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